Résultats de HAROPA au 1er semestre 2017 (*)

L’UNE DES MEILLEURES PROGRESSIONS DU RANGE NORD

LA PLUS FORTE HAUSSE DU TRAFIC CONTENEURS DEPUIS 5 ANS

Sur les cinq premiers mois de l’année, le trafic maritime de HAROPA progresse de près de 2%, tous trafics confondus. Ce résultat constitue l’un des meilleurs de l’ensemble du range nordeuropéen. Le démarrage de l’année 2017 est notamment boosté par le trafic conteneurs, qui affiche la meilleure progression depuis cinq ans, avec un tonnage en hausse de 12,4%.
La progression atteindrait près de 10% si l’on faisait abstraction du trafic céréalier, très négativement impacté par la mauvaise campagne 2016-2017, qui est elle-même le fruit des mauvaises conditions climatiques de l’année dernière.
Le trafic fluvial de matériaux de construction en Ile-de-France progresse de 13,5% (à fin avril), matérialisant ainsi le rebond du secteur du BTP. Enfin, la croisière maritime est en plein boom ; le nombre de passagers progresse de plus de 50%.

(*) Données disponibles arrêtées au 31 mai 2017

Trafic maritime HAROPA : + 1,9%, à 38,5 Mt

CONTENEURS : + 12,4%, à 12,2 Mt / + 7,8%, à 1,2 M Evp

Depuis le 1er avril, les trois grandes alliances maritimes mondiales (2M, THE Alliance et Ocean Alliance) ont choisi HAROPA pour y développer leurs services de transport de conteneurs : ce sont ainsi près de 700 ports qui sont touchés dans le monde via près de 4 000 offres commerciales hebdomadaires à destination de tous les continents.
Le Havre accueille les plus grands porte-conteneurs du monde 24h/24 et 7j/7 à pleine charge sans contrainte de marées, tel le MOL-TRIUMPH, porte-conteneur ayant la plus grande capacité de transport à ce jour (20 170 Evp) le 22 mai à Port 2000.
C’est dans ce contexte que se poursuit la montée en puissance du terminal multimodal du Havre : au 30 mai 2017, il traite plus de 6 000 UTI (*)/mois dont 40% en fluvial et 60% en ferroviaire. Le terminal maintient ainsi un rythme de près de 80 000 UTI/an ; il confirme la pertinence du service pour les opérateurs et poursuit son développement commercial.
(*) Unités de transport intermodal (conteneurs et autres caisses mobiles)

VRACS LIQUIDES :  + 6,2%, à 20,6 Mt

Le résultat du trafic de pétrole brut est à l’image des raffineries de l’axe Seine qui tournent à plein régime. Les importations de brut progressent ainsi de 25%, à 11,2 Mt (soit +2,3 Mt).
Mais cette production soutenue des raffineries, qui approvisionne en grande partie le marché national, diminue d’autant le besoin d’importer des produits raffinés. Les trafics de raffinés affichent ainsi une baisse de 12% à 7,2 Mt.

VRACS SOLIDES :  - 29%, à 4,6 Mt

Le repli résulte de la campagne céréalière 2016-2017, qui est la plus mauvaise depuis 2001-2002 tant en termes de qualité que de quantité en raison des intempéries survenues au cours du printemps/été 2016. L’intensité de la baisse est de surcroît amplifiée par la très bonne campagne céréalière 2015-2016, qui avait été l’une des meilleures des 30 dernières années. Malgré des chargements toujours faibles, la tendance s'est légèrement améliorée sur les mois de mars, avril et mai, qui ont connu des tonnages moyens mensuels autour de 0,5 Mt, contre un début de campagne à 0,2 Mt/mois. L’atterrissage des exportations, attendu autour de 4 Mt pour la campagne 2016-1017, est bien inférieur à la moyenne des cinq dernières campagnes (7,3 Mt, - 45%).

Au Havre, les vracs solides sont en progression de 24%, à 1,06 Mt, notamment en raison d’une hausse du charbon (+78%, à 0,6 Mt), sous-tendu par une reprise d’exploitation de la 4e tranche de la centrale thermique du Havre.
En dehors des céréales, Rouen affiche une très bonne tenue sur les autres trafics de vracs solides : + 29%, à 1,3 Mt. 
Les agrégats progressent de 7%, à 0,18 Mt grâce aux livraisons effectuées dans les centrales à béton franciliennes. Les perspectives de tonnages maritimes sont en hausse grâce au dynamisme du marché francilien et à la reprise progressive du secteur de la construction normand. Stimulé par des prix orientés à la baisse, le trafic d’engrais solides progresse de plus de 16%.

ROULIER : + 16%,  à 160 000 véhicules

La filière continue de se développer et le terminal havrais est devenu une référence en Europe grâce notamment à la mise à disposition d’un terminal « modulable », adapté aux attentes des opérateurs (107 hectares de superficie) et à la mise en place d’un guide « qualité ». L’arrivée de NOL, le retour de NISSAN et la nouvelle offre maritime proposée par l’armateur NEPTUNE LINES (1re escale au Havre le 5 avril) confirment l’attractivité des installations portuaires et des services qui y sont offerts. Le taux de remplissage dépasse 90%. Le terminal pourrait accueillir 400 000 véhicules en 2017.

CROISIERE :  + 52% de passagers / + 31% de paquebots

Les ports normands et la qualité de leurs installations continuent de séduire les armements : on assiste à un début d’année record pour la croisière qui démarre la saison sous d’exceptionnels auspices et enregistre des résultats jamais atteints à ce jour : 

  • le nombre de passagers progresse de 56% au Havre (154 000) et de 13% à Rouen-Honfleur (12 500).
  • le nombre de paquebots atteint 55 au Havre, 10  à Rouen et 11 à Honfleur.

Au Havre, la saison a démarré dès janvier avec l’accueil chaque mardi de l’AIDAPrima. 
L’activité croisière a été marquée le 3 juin par le baptême du MSC-MERAVIGLIA, plus grand paquebot européen ; à cette occasion, Le Havre a réalisé la plus importante opération « tête de ligne » de son histoire
en enregistrant l’embarquement de 4 500 passagers depuis les quais de la Pointe de Floride. Soucieux de la qualité de ses infrastructures et afin de répondre aux rapides évolutions du marché, HAROPA – Port du Havre a sécurisé le terminal croisière et modernise les quais Pierre Callet et Roger Meunier.
A Rouen et Honfleur, le trafic est conforme aux prévisions, annoncées à la hausse pour l’ensemble de l’année.